Le bureau du CAC50... se félicite du succès rencontré lors de la réunion publique organisée à l'Omnia jeudi soir.
Environ 300 personnes étaient présentes(selon les journaux), la très grande qualité des interventions ont particulièrement été appréciées. Nul doute que les promoteurs du projet de terminal ont des soucis à ce faire. Le cac50... n'est pas un regroupement "d'hurluberlus" ne pensant qu’à leur intérêt personnel, mais au contraire, un regroupement de citoyens, entourés d’experts, soucieux de l’avenir de Cherbourg et de son port. Ils ont aisément démontré l’absurdité du projet et de la nocivité de celui-ci pour Cherbourg.
Nous ne devons pas faire confiance et écouter ceux qui n’ont rien fait depuis des décennies pour le port de Cherbourg lorsqu’il veulent imposer un projet d’un autre siècle.
Lire ici l’article de OUEST-FRANCE relatant la réunion publique de jeudi soir.
Première surprise : il y avait 300 personnes dans la salle. Preuve que le projet ne passe pas comme une lettre à la poste.
Les organisateurs avaient aussi demandé à un expert de Greenpeace de démonter la mécanique du charbon dans le monde. Avec cette affirmation : « non seulement le charbon connaît un regain d'utilisation dans le monde, mais il est à l'origine de plus de 50 % des émissions de CO2 sur la planète. »
Intérêt général
Surtout, le comité anti-charbon a voulu gommer cette image d'extrémisme qu'il s'était donné, lors de précédentes réunions. On avait pu avoir l'impression que le CAC 50 était plus influencé par des intérêts particuliers que par l'intérêt général dans cette affaire.
Rappelons que le projet de terminal consiste à faire venir du charbon de Colombie. Le port n'est pas assez profond pour accueillir les cargos qui le transporte. Ceux-ci seraient donc ancrés au large. Des grues flottantes déchargeraient le produit sur des barges, à destination du quai des Mielles. Le charbon serait ensuite rechargé sur de plus petits bateaux à destination des centrales à charbon anglaises.
Lors de la première enquête publique, le volet maritime n'avait pas été abordé. Quelles conséquences pour la faune et la flore ? Pour les activités de pêche et de plaisance ?
Seconde enquête
Une seconde enquête sera ouverte du 12 octobre au 17 novembre. Elle permettra d'aborder tous ces points avant que le préfet ne prenne une décision. Mais comme l'ont rappelé les anti-charbon, le projet cherbourgeois, mené par Louis Dreyfus armement, associé à la CCI est « totalement paradoxal, avec les ambitions affichées par le Grenelle de l'environnement, notamment la réduction des émissions de CO2 » Il ne correspond pas non plus à l'image que se donne Cherbourg. « Comment imaginer un développement du tourisme et de la plaisance, alors que des poussières de charbon pollueraient l'agglomération ? »
Et les garanties de propreté, de salubrité qu'énumèrent les promoteurs du projet, ne parviennent pas à convaincre les opposants. Pas de poussières au-delà d'un kilomètre ? Avec 200 jours de vent par an ? » Ils n'y croient pas. Et de montrer au public la photo satellite prise au-dessus du port Colombien d'où part le charbon. C'est simple, c'est tout noir.
Bref, les arguments sont étayés. Et peu à peu le doute s'installe sur l'opportunité du projet. « Même pour les emplois du port. Croyez-vous que les entreprises situées à proximité apprécieront ? Et que dire de la valeur de l'immobilier à Tourlaville et Cherbourg ? »
Le collectif a donc décidé d'interpeller les élus, y compris le ministre Jean-Louis Borloo. Une manifestation nationale sera organisée à Cherbourg le 7 novembre.
Vous vous trompez de combat car vous épousez les thèses populistes de Greenpeace qui se moque de Cherbourg comme de colin-tampon mais qui utilise tout ce qui passe à sa portée pour asseoir une nouvelle tyrannie politique mondiale.
Vous pourriez être malhonnêtes si vous croyez vraiment que votre action va arrêter la production de l'énergie nécessaire aux 65 millions de britanniques qui n'attendent pas après votre avis pour produire l'énergie dont ils ont besoins et que vous mêmes ne seriez pas près de sacrifier si des étrangers vous le demandaient.